10 choses incroyables que vous ignorez à propos des animaux

Les animaux sauvages ont parfois certaines particularités plutôt étranges qu'on ignore, mais qui leur permettent de survivre.

2561

Nous connaissons évidemment plutôt bien les habitudes et le mode de vie des animaux qui partagent communément nos vies, comme les chats et les chiens, mais pour ce qui est des animaux sauvages qui vivent généralement dans la nature, il est plutôt rare qu’on en sache beaucoup sur eux. Voici donc 10 choses incroyables que vous ignorez probablement à propos de certains animaux.

1. Le perroquet ne fait pas que crier, il parle

24matins.fr

Le discours du perroquet est communément considéré comme le cri désagréable d’un enregistreur vocal à plumes. Mais les études menées au cours des 30 dernières années montrent que les perroquets ne se limitent pas au mimétisme. Ils sont capables de sauts logiques et peuvent résoudre certaines tâches de traitement linguistique aussi habilement que les enfants de 4 à 6 ans. Les perroquets semblent comprendre des concepts comme «même» et «différent», «plus grand» et «plus petit», «aucun» et les nombres. Ils comprennent le concept du zéro, mais encore plus intéressant, ils peuvent combiner des étiquettes et des expressions de manière originale. Une étude de janvier 2007 sur les sciences du langage suggère d’utiliser des modèles d’apprentissage de la parole de perroquet pour développer des compétences en langage artificiel chez les robots.

2. Les éléphants oublient, mais ils ne sont pas stupides

Futura-Sciences

Les éléphants ont le plus gros cerveau – près de 11 livres en moyenne – de tout mammifère qui a jamais existé sur la terre. Utilisent-ils cette matière grise au maximum? L’intelligence est difficile à quantifier chez l’homme ou l’animal, mais le quotient d’encéphalisation (QE), rapport entre la taille du cerveau observée et la taille du cerveau attendue en fonction de la masse de l’animal, est bien corrélé avec les défis et obstacles. Le QE moyen des éléphants est de 1,88 (les humains vont de 7,33 à 7,69, les chimpanzés en moyenne 2,45, les cochons 0,27). L’intelligence et la mémoire semblent aller de pair, suggérant que les souvenirs des éléphants, bien que non infaillibles, sont plutôt bons.

3. Les girafes compensent la hauteur avec un flux sanguin unique

Actualités scientifiques Prépas

La majestueuse girafe, dont la tête se trouve à environ 16 pieds au-dessus du sol, a adapté son long cou pour pouvoir rivaliser avec les autres animaux herbivores. Le long cou des girafes remonte à des ancêtres qui vivaient il y a 16 millions d’années, selon une étude publiée le 7 octobre 2015 dans la revue Royal Society Open Science. Alors que l’avantage de la portée est évident, certaines difficultés se posent à une telle hauteur. Le cœur doit pomper deux fois plus fort que celui d’une vache pour faire remonter le sang vers le cerveau et un système complexe de vaisseaux sanguins est nécessaire pour s’assurer que le sang ne se précipite pas vers la tête lorsque le cou est plié. Six pieds au-dessous du coeur, la peau des jambes doit alors être extrêmement serrée pour empêcher le sang de s’accumuler aux sabots.

4. De nombreux poissons changent d’organes sexuels

Comptoir du Poisson Exotique

Avec tant de créatures terrestres à étudier, il est facile d’oublier que certaines des activités les plus étranges se déroulent au plus profond de l’océan. L’une d’elles, l’hermaphrodisme, est plus fréquente chez les espèces de poissons que chez tout autre groupe de vertébrés. Certains poissons changent de sexe en réponse au cycle hormonal ou aux changements environnementaux. D’autres possèdent simultanément des organes sexuels masculins et féminins. Les mollys mâles étalent leur bisexualité pour améliorer leurs chances d’accouplement, selon la recherche rapportée dans la revue Biology Letters.

5. Les poussins et la fraternité

chez-picorette.fr

C’est une erreur de penser à l’évolution en produisant des animaux égoïstes qui ne s’intéressent qu’à leur propre survie. L’altruisme abonde dans les cas où un coup de main encouragera la survie du matériel génétique semblable au sien. Les poussins pratiquent cette « sélection de parenté » en faisant un gazouillement spécial en se nourrissant. Cet appel annonce la découverte de la nourriture aux poussins proches, qui sont probablement de la même parenté, et partagent ainsi beaucoup de gènes du poussin. La clé de la sélection naturelle n’est pas la survie de l’animal le plus apte. C’est la survie du matériel génétique le plus adapté, et donc, un comportement fraternel qui favorise les relations étroites va prospérer. Les chimpanzés sont également connus pour être altruistes à l’occasion.

6. Les rats-taupes ne sont pas aveugles

x-toutlesanimaux-x.skyrock.com

Avec leurs regards chétifs et leur mode de vie souterrain, les rats-taupes africains ont longtemps été considérés comme les mages des rongeurs, détectant peu de lumière et, a-t-on suggéré, utilisant leurs yeux plus pour détecter les changements dans les courants d’air que pour la vision réelle. Mais les découvertes de ces dernières années ont montré que les rats-taupes africains ont un sens aigu, quoique limité, de la vue. Et ils n’aiment pas ce qu’ils voient, selon un rapport publié en novembre 2006 dans Animal Behavior. La lumière peut suggérer qu’un prédateur s’est immiscé dans un tunnel, ce qui pourrait expliquer pourquoi les creuseurs souterrains ont développé la vue en premier lieu.

7. Pour les castors, les jours deviennent plus longs en hiver

Grand Parc Miribel Jonage

Les castors se rapprochent des huttes pendant l’hiver, vivant de la nourriture préalablement stockée ou des dépôts de graisse dans leurs queues distinctives. Un castor conserve son énergie en évitant le froid extérieur, préférant rester dans des logements sombres à l’intérieur de son tas de bois et de boue. En conséquence, ces rongeurs, qui émergent normalement au coucher du soleil et retournent se terrer au lever du soleil, n’ont pas de signaux lumineux pour entraîner leur cycle de sommeil. Le sens biologique du castor change de temps et elle développe un «rythme circadien libre» de 29 heures. Un tel changement du rythme circadien humain perturberait la capacité d’un être humain à dormir et à fonctionner.

8. Les oiseaux utilisent des points de repère pour naviguer sur de longs trajets

stockarch.com

Nous, les humains, avons des cartes détaillées, des systèmes de navigation GPS et même Siri pour nous guider partout où nous voulons aller. Les oiseaux, aussi intelligents soient-ils, n’ont pas appris à utiliser cette technologie. Pourtant, les pigeons peuvent voler des milliers de kilomètres pour retrouver le même lieu de repos sans difficulté de navigation. Certaines espèces d’oiseaux, comme la sterne arctique, font un voyage aller-retour de plus de 40 000 km chaque année. De nombreuses espèces utilisent des ferromagnétiques intégrés pour détecter leur orientation par rapport au champ magnétique de la Terre. Une étude de novembre 2006 publiée dans Animal Behavior suggère que les pigeons utilisent également des repères familiers sur le terrain sous eux pour aider à trouver le chemin du retour. Pourtant, beaucoup de choses sur la navigation des oiseaux restent un mystère, selon cette étude de 2014 du chercheur Tim Guilford de l’Université d’Oxford.

9. Le lait de baleine ne fait pas partie des régimes faibles en gras

cartedelareunion.fr

Nourrir un nouveau-né n’est pas un mince exploit pour la baleine, dont le bébé émerge après 10 à 12 mois dans l’utérus, mesurant environ un tiers de la longueur de la mère (c’est un bébé de 30 pieds pour la baleine bleue). La mère injecte du lait dans la bouche du nouveau-né en utilisant les muscles autour de la glande mammaire alors que le bébé tient fermement contre un mamelon. À près de 50% de matières grasses, le lait de baleine contient environ 10 fois plus de matière grasse que le lait maternel, ce qui aide les baleineaux à réaliser de sérieuses poussées de croissance, jusqu’à 200 livres par jour. Il ne devrait pas être surprenant que les mamans baleines apprennent ensuite rapidement à leurs jeunes à manger par leurs propres moyens.

10. Les crocodiles avalent des pierres pour nager

365NEWSX

L’estomac d’un crocodile est un endroit rocailleux pour plus d’une raison. Pour commencer, le système digestif d’un crocodile rencontre tout, allant des tortues, des poissons et des oiseaux en passant par les girafes, les buffles, les lions et même (pour défendre leur territoire) d’autres crocodiles. En plus de cet écosystème intestinal, des roches apparaissent aussi. Les reptiles avalent de grosses pierres qui restent en permanence dans leur ventre. Il a été suggéré que cette méthode est utilisée pour les aider à donner du lest lors de leur plongée.


Source: LiveScience